langage des rêves

Je me suis réveillée avec cette idée en tête : l’enfer me ment. Suite à un rêve que j’ai fait cette nuit. En tant que Chercheuse de rêves, je m’interesse au langage des rêves. J’y vois une manière pour mon inconscient de me transmettre des clés de guérison. A travers cette analyse personnelle je vous partage la clé de compréhension transmise par ce rêve et le processus utilisé pour en faire une clé de guérison. 

Au coeur de l’inconscient : le langage des rêves

Dans ce rêve j’étais avec un ex-beau frère, dans une maison en ruine qu’il fallait rénover pour qu’elle soit habitable. Il y avait une somme de travaux énorme et je tentais de mettre la main à la pâte, avec parfois quelques petites victoires comme dans cette partie du rêve où je charriais sur une brouette une tonne de gravats pour les évacuer du chantier. Dans cette maison de rêve (sic !) rien n’était fait ni à faire. L’ancien cotoyait le neuf et les meubles de cuisine vintage d’une époque seventeen cotoyaient des murs d’un bleu azur très tendance à l’époque. Cette fameuse époque où les pots de peinture étaient “la” solution pour relooker un espace un peu vieillot.  Les tapisseries à grosses fleurs orange faisant place à une peinture uniforme, brillante la plupart du temps, parce-que-c’est-mieux-en-brillant ! Je suis sûre que vous voyez de quoi je parle 😉

Ce qui m’a le plus marqué dans ce rêve c’est ce sentiment de “c’était pas si difficile que ça” me laissant comme un goût amer, un goût de punition parce que dans la vraie vie, la maison en ruine je m’en suis échappée…

Le langage des rêves : une mise en lumière onirique

Alors ce matin, avec ces bribes de rêve j’ai commencé à faire des rapprochements, et à comprendre des trucs. Je me suis placée à l’écoute du langage de rêve, pour entendre ce qu’il avait à me dire. Je ne suis pas déçue du voyage 😉
Ce rêve venait me parler d’une époque où je me suis laissée enfermée ou “en faire mais”, dans un rêve qui n’était pas le mien. J’avais 19 ans à l’époque, et pas vraiment de rêves perso. A vrai dire, la seule chose que je voulais c’était faire mieux que mes parents. Je voulais trouver l’homme de ma vie, et avoir tous mes enfants avec lui. Issue d’une famille recomposée, je m’étais jurée quand j’avais 15 ans devant la boite aux lettres familliale, que sur la mienne il n’y aurait qu’un nom de famille et non pas quatre… Alors forcément, en terme d’ambition, avec ce genre de motivation, je ne peux pas dire que j’avais de grands rêves… J’ai donc rencontré ce garçon. Il m’a tout de suite plu, avec son charisme, ses rêves et son ambition. Il venait vibrer en moi tout ce qui me semblait absent. Il me compensait, et cela collait tout à fait avec la représentation que je me figurais du couple. Quand il m’a annoncé que pour ses 18 ans il s’était acheté une maison, j’ai été scotchée. Moi qui me contentais de vivre ma petite vie de lycéenne, je n’avais pas réellement fait de plans sur ma vie. Lui, débarquait dans ma vie avec un plan qui avait l’air de tenir la route alors je m’y suis intégrée. Cela n’a pas été difficile au début.

Désillusion

Mais au bout d’un an, les choses n’étaient plus du tout aussi “fun”. La vérité c’est que je ne me sentais pas à ma place dans cette maison, ni dans la vie qui allait avec. C’est à peu près à cette époque que mes capacités psychiques ont commencé à s’ouvrir, et que je voyais des choses que je n’avais pas vraiment envie de voir. J’ai alors simplement refermé cette porte. Dans cette maison, isolée au milieu de nul part, mes rêves de jeune femme se bornaient aux matériaux qui jonchaient les murs et cotoyaient le bric-à-brac qui composait notre installation de fortune. J’ai passé des journées entières à pleurer et j’ai écoulé des stocks de mouchoirs… J’étais tellement triste : mon copain n’était jamais là, je me sentais si seule, si inadaptée, si isolée au milieu de cette grande maison… En proie à ce questionnement intérieur : puisque je n’arrive pas à entrer dans ce moule, c’est que je dois me remettre en question. Et je me suis forcée pour entrer dans ce rôle, dans ce que je pensais que l’on attendait de moi.
Il m’a fallu du temps pour comprendre que je n’étais tout simplement pas à ma place. Aujourd’hui 20 ans plus tard, cela me paraît tellement évident. Mais à l’époque, la jeune fille que j’étais, ne le voyait pas.
J’avais troqué ma liberté contre une pseudo sécurité. Cela a duré quelques années, dans une abnégation totale de moi-même. Biensûr quand on se force, on va à l’encontre de soi. Cela amène des problèmes de santé et autres accidents. J’avais pourtant une excellente santé auparavant…

Langage des rêves : et le personnage secondaire?

Mon compagnon de rêve était la représentation de cet ex-beau-frère. Mais pourquoi lui?
Une analyse rapide, m’a apporté la réponse.
Quelques années après l’épisode de cette maison, j’ai refait ma vie. À cette époque, le frère de mon compagnon, avait acheté une maison-ruine, en pleine campagne… Beaucoup de similitudes avec mon histoire personnelle. Et là aussi un enfer-me-ment. Cet homme qui voulait assurer la sécurité de sa famille s’est retrouvé durant de nombreuses années “prisonnier” dans ce qu’il appelait sa tombe. Il était véritablement coincé, comme lorsque l’on met le doigt dans un engrenage et qu’il est impossible de le dégager sans pertes… Comme dans ma situation, il s’est écoulé quelques années au cours desquelles lui aussi à traversé l’abnégation, les soucis de santé, allant jusqu’à frôler la mort.

Similitudes?

Tant de similitudes dans nos vies croisées, et mon inconscient avait choisi de nous réunir dans ce rêve. Il n’y a pas de hasard, que des synchronicités… Mon inconscient m’apportait une compréhension pour me permettre d’avancer sur mon chemin.
Alors qu’est-ce que ce rêve vient me dire? Et qu’est-ce que je décide de faire de tout ce matériel qui m’est donné aujourd’hui? 

L’idée m’est alors venue de vous partager à travers cet article comment je me sers du langage du rêve pour communiquer avec mon inconscient, ou plutôt comment mon inconscient me communique des clés de gaie-rison, ainsi que la mise en oeuvre pour avancer sur son chemin spirituel.
Le plus drôle c’est qu’au moment où j’ai décidé de partager cette connaissance, j’ai reçu une confirmation que je devais bien traiter de “l’enfer-me-ment”. 

Synchronicités…

Alors que je préparais mon petit déjeuner, Happy (mon adorable chaton de 4 mois), s’est retrouvé coincé entre le mur et la machine à laver. Tirée de mes pensées, je le voyais se débattre pour sortir de cet espace restreint, dans lequel il avait pu passer la tête, mais ne parvenait non sans mal à passer le reste du corps. En le regardant, je n’ai pu m’empêcher de penser qu’il aurait quand même pu voir que ça ne passait pas, quelle idée de s’obstiner à ce point…

en lien avec le langage du rêve

Et il s’agit bien d’obstination dans cette tranche de vie que je vous ai confié plus haut. Je voulais tellement coller à ce rêve qui n’était pas le mien, que j’ai tout fait pour entrer dans le moule, au point d’avoir l’air d’une tarte. Je me suis oubliée, et je me suis fait mal. Mon inconscient venait à travers ce rêve me dire qu’il était temps pour moi de réparer cela.
A partir de cette compréhension, j’ai pu procéder à la gaie-rison de cette mémoire. Voyons maintenant la mise en oeuvre. 

Clé de Gaie rison

  1. Évaluation de la situation

Sur une échelle de 1 à 10 comment je me sens vis-à-vis de ce souvenir. 1 = tout à fait sereine, 10  = pas du tout sereine.
Je me situais sur un 9-10, car comme nous allons le voir, de cette période de ma vie, subsistent de nombreux sentiments. 

  1. Accueil et acceptation des ressentis

En évaluant l’impact de cette mémoire sur ma vie actuelle, et grâce au langage des rêves, j’ai ouvert la porte à mes émotions. Dans le sillage que cette soupe émotionnelle a déversé, je me suis placée à l’écoute de mes sentiments qui persistaient : culpabilité, regrets, n’avoir pas été appropriée, ne pas m’être écoutée, m’être imposée cette situation et m’être fait du mal… Dans cette étape, il s’agit avant tout d’accueillir dans la bienveillance en laissant la place aux sentiments qui viennent se dire. 

  1. Étape du pardon

Comme pour mes accompagnements individuels, j’ai utilisé ho’oponopono. En visualisant cette maison telle qu’elle est encore présente à mon esprit, ainsi que la jeune fille que j’étais à cette époque, j’ai remercié encore et encore, jusqu’à ce que ce ne soit plus nécessaire. Puis j’ai été désolée, puis j’ai demandé pardon, et enfin je me suis aimée. Et cette image s’est trouvé sous un nouvel éclairage. Elle n’était plus du tout désagréable. Cette expérience est devenue alors partie intégrante de mon expérience. Elle est MOI. Je l’ai reconnue, et je l’ai intégrée comme partie prenante de qui je suis. L’image a ainsi évolué dans mon esprit. Cette batisse sur cette photo mentale s’est alors animée pour me montrer toutes les ressources qu’elle recelait, et toute l’expérience qu’elle m’avait apportée. D’autres images se sont alors montrées, qui étaient toutes en lien avec cette vie d’avant. Et pour chacune j’égrenais les “merci”. A mesure que j’avançais dans cette gratitude, l’image de départ se transformait. Dans cette ouverture du coeur – pouvoir de la gratitude – elle pouvait me délivrer tout son potentiel. Ainsi, d’autres images des circonstances de ma vie dans cette maison suivies d’images des personnes que j’ai côtoyé dans cette vie se sont présentées, jusqu’à la photo de l’amie qui m’avait présenté ce jeune homme. J’ai donc continué à remercier, jusqu’à ce que le stock de souvenirs liés à cette période de ma vie soit écoulé. 

  1. Évaluation de la situation

Cette dernière étape me permet d’évaluer que le travail de gaie-rison est bien terminé. Je me situe à présent à 1. Je me sens tout à fait en paix avec cette période de ma vie, qu’il s’agisse des choix que j’ai fait, ou de ce que j’ai vécu. Je suis également en paix avec toutes les personnes cotoyées durant cette période. Je me sens sereine et entière, maintenant que j’ai reconnu et réintégré cette part de moi, car je ne suis plus en lutte contre les choix que j’ai pu faire. Le passé lié à cette tranche de vie est à présent pacifié. 

Gratitude

Ce rêve est donc venu mettre en lumière ce pan de ma vie, qui avait besoin d’être reconnu, accepté et pacifié pour être intégré en moi. Je perçois cette gaie rison comme l’opportunité de pouvoir réintégrer en mon être tout ces bouts d’âme qui se sont perdus en chemin. En faisant ce travail, je me donne ainsi la possibilité de retrouver et développer tout mon potentiel énergétique. Je ne suis plus en lutte contre ces parts d’ombre, au contraire je leur donne et leur reconnais le droit d’exister et de faire partie de moi. Je suis reconnaissante en mon inconscient pour m’avoir apporté ces clés de compréhension, et de gaie-rison, à travers le langage des rêves. Je suis également très contente d’avoir intégré ce mode de fonctionnement. Mon inconscient me surprendra toujours dans sa manière de m’amener à évoluer, et je lui suis reconnaissante pour sa créativité. Je perçois tout le potentiel de cette méthode de gaie-rison, qui m’ouvre des portes à explorer que ce soit dans ma pratique au cabinet, ou à travers des articles à vous partager. 

Nous voilà donc au terme de cet article sur le langage des rêves. À présent pacifiée émotionnellement, je peux m’interesser à ce message reçu à mon réveil : l’enfer me ment. Retrouvez la suite dans cet article dédié : L’enfer me ment

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